Archives de juin, 2009

Mots du plateau

30 juin 2009 par admin

Au boulot les socialistes !

5 juin 2009 par admin
  • A l’échelle de l’Europe, les électeurs se sont largement abstenus. La gauche en est la première victime. Proposition : puisque le conseil des ministres représente les Etats membres et le Parlement les citoyens, il faudra l’élire sur la base de listes européennes, présentées à l’identique au suffrage de tous les électeurs européens, exclusivement par des partis présents dans tous les pays membres et fédérés à l’échelle de l’UE (le PPE, le PSE, les Verts européens, la GUE, etc.). La tête de liste pourrait être le candidat à la tête du Parlement, voire pourquoi pas, à celle de la commission européenne.
  • La social-démocratie européenne est en panne, à l’heure où, avec le Manifesto du PSE, son projet politique est le plus construit de son histoire récente. Elle n’est en tête qu’en Suède, au Danemark, en Belgique wallonne, en Slovaquie, en Roumanie, en Grèce et à Malte. Elle s’est tirée une balle dans le pied en laissant partir l’idée, depuis certains chefs de gouvernements de gauche, que Barroso serait reconduit quoi qu’il se passe. Autant dire carrément : ça ne sert à rien de voter pour nous. Proposition : imposer que le PSE, ses partis membres et les chefs de gouvernements qui lui sont rattachés soient contraints de définir et de faire valider par un vote direct des adhérents du PSE, un an avant les élections européennes, le programme et la stratégie politique, autour d’un leadership clair.
  • La gauche française est minoritaire mais pas exsangue, loin s’en faut. Elle démontre une fois de plus que la division est son ennemi principal. Proposition : engager au plus vite un travail « confédéral » de la gauche, incluant tous ceux qui acceptent la perspective d’une participation à une majorité parlementaire ou en tout cas, qui n’en rejettent pas d’emblée la perspective … Les exemples nombreux de coalitions roses-rouges-vertes dans les villes, départements et régions peuvent être observés pour nous éviter le sempiternel débat sur l’hégémonie socialiste, qui tient plus du chiffon rouge agité que de la réalité.
  • Les socialistes français demeurent la principale formation politique de la gauche et c’est à eux qu’il revient de prendre l’initiative. Nous avons été sanctionnés par nos électeurs dimanche en grande partie parce que nos divisions internes ont dominé nos débats depuis la présidentielle. Celles et ceux parmi nous qui suggèrent aujourd’hui de reprendre cette voie devraient immédiatement changer d’option, parce que si les écologistes arrivaient (et cela reste largement à démontrer) à capitaliser et à structurer leurs succès récents, ce qui était le 7 juin un vote « déception – sanction – recours » pour nombre d’électeurs socialistes pourrait devenir une alternative durable au vote PS. Proposition : des états généraux des socialistes, autour de la réécriture de notre projet de société (ce qui me semble bien plus urgent que la réécriture d’un programme de gouvernement qui viendra ensuite) et une révision de fond en comble de notre mode de fonctionnement archaïque, notamment par l’instauration de primaires ouvertes, et pas seulement pour l’élection présidentielle.
  • Martine Aubry a été élue première secrétaire du PS il y a à peine plus de six mois et elle a engagé ce travail de reconstruction sans tarder. Je lui garde toute ma confiance pour accélérer le mouvement, comme elle l’a annoncé dimanche soir.

Dimanche, devinez ce que je fais ?

5 juin 2009 par admin

C’est toujours étonnant les fins de campagne, on attend le petit truc qui va provoquer un retournement de l’opinion, on guette la tendance lourde de la semaine pour sentir le parfum du dépouillement …

Les Verts et le MoDem ont mis la barre haut hier dans leur échange et une fois de plus, ce ne sont pas vraiment les controverses européennes qui dominent.

C’est d’ailleurs la constante de la campagne, vous avez entendu parler d’Europe vous ?

Le PS, comme d’habitude taxé de n’être pas assez comme ci sur sa gauche et trop comme ça sur sa droite, a proposé un Manifesto et un programme d’actions commun avec les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes des 27 pays qui vont aux urnes en ce moment.

Où est la plate forme européenne de l’UMP ? Elle se résume malheureusement au chiffon rouge de la Turquie scandaleusement agité sous le nez des électeurs souverainistes et nationalistes pour faire peur et capter quelques voix. Parce que tous les observateurs peuvent démonter en quelques secondes les mensonges et l’hypocrisie de cette fausse controverse.

Mais il n’y aura pas de second tour pour obliger la droite à débattre de son projet, à se confronter aux priorités du PSE (parti socialistes européen) autour d’un plan de relance européen digne de ce nom, des dix millions d’emplois verts et du bouclier social.

Il n’y en a qu’un dimanche 7 juin pour changer de politique en Europe et le meilleur outil disponible, c’est le vote pour les listes soutenues par le PSE sur tout le continent.

Bon vote !

nb : pour respecter le code électoral, les commentaires du blog seront désactivés demain soir avant minuit, jusqu’à la proclamation des résultats dimanche soir.

Haut débit et bas débat

2 juin 2009 par admin

L’occasion semblait trop belle hier au conseil communautaire du Grand Nancy pour la majorité : la délibération sur le haut débit dans la CUGN a été un prétexte pour toute une escouade d’élus en mission commandée de charger le conseil général et le conseil régional.

Sauf qu’à force de vouloir rejouer le match départemental et régional à la CUGN, faute pour les élus de droite de le jouer là où ils le devraient, ils finissent par se prendre les pieds dans le tapis.

Ainsi, pour André Rossinot, le haut débit ne commence qu’à 4 mégabits / seconde.
Affirmation qui n’a de valeur qu’en politique, puisque le conseil général raccorde, quant à lui, l’ensemble des foyers du département avec un accès minimum à 2 mégabits / seconde. On imagine volontiers que si le département avait mis la barre à 1, le 2 aurait été estampillé haut débit par le Grand Nancy …
Parce qu’en réalité, il n’y a pas de définition officielle du haut débit et on a commencé à en parler en France lorsque les premiers accès supérieurs à 512kb sont apparus.

Il parle de “conversion tardive” en ce qui concerne le réseau Proximit-e, réseau construit par le conseil général. Celui-ci consiste en près de 800 km de fibre optique, auquel seront raccordés directement les collèges, les zones d’activités économiques et 45 sites publics. 200 antennes hertziennes permettront à tous les Meurthe-et-Mosellans d’en bénéficier par WiFiMax. Le chantier a démarré le 28 novembre 2008 et au plus tard à la mi-2010, il sera achevé … sans zones blanches.
C’est sans doute là que le bât blesse pour la majorité du Grand Nancy : en dix ans d’investissements, elle n’a pas été capable de réaliser ce que le conseil général va faire en moins de deux années. Nombre d’entreprises et surtout d’habitants de l’agglomération nancéienne sont encore privés aujourd’hui de haut débit et voilà seulement que le conseil communautaire délibère hier à ce sujet, devant reconnaître au passage que la régulation du marché par l’intervention publique est la seule capable d’enrayer les inégalités.

Enfin hier, certains maires ont “découvert”, après s’être publiquement élevés contre l’abandon des Grands Nancéiens par le département, qu’il valait mieux être prudent avant de se lancer dans ce type d’arguments, car si le conseil général ne construit pas Proximit-e sur la CUGN, c’est parce que cette dernière a lancé son propre projet et cela ne permet donc plus à aucune autre collectivité d’intervenir sur son territoire. André Rossinot a cru devoir faire cette précision au milieu du débat, histoire sans doute d’éviter le ridicule complet …