Apéritif de rentrée
26 août 2009 par adminComme chaque année, les Nancéiens du nord … et les autres, sont invités à l’apéro de rentrée à la Cave du Faubourg.
Rendez vous le samedi 5 septembre à 12h, au 14 faubourg des trois maisons.
Impérativement confirmer votre présence à contact@mathieuklein.com ou 03 83 94 54 86
Les primaires ? Evidemment !
26 août 2009 par adminAutant dire que si l’université d’été du Parti socialiste se résume à ce débat, elle sera à côté de la plaque.
Les lecteurs fidèles de ce blog se souviendront peut être qu’à l’automne 2005, j’avais écrit ici un papier pour dire tout le bien que je pensais des primaires et que la tribune que j’ai cosignée avec Marylise Lebranchu et Gwenegan Bui dans Le Monde en juillet prend position en faveur de leur organisation.
Celles et ceux qui ricanent en soulignant qu’en Italie cela n’a pas empêché la coalition Prodi d’éclater rapidement pourront se voir rétorquer que ce n’est pas à l’aune de sa procédure de désignation que l’on juge du succès ou de l’infortune d’une majorité et de ses choix politiques.
Et en restant de ce côté ci des Alpes, il n’est pas difficile de constater que les primaires socialistes de 1995 (même si on en parlait alors beaucoup moins, elles ont confronté Jospin et Emmanuelli) qui ont conduit à l’investiture de Lionel Jospin comme celles de 2006 qui ont vu Ségolène Royal triompher n’ont pas pour autant permis leur accession à l’Elysée.
Imparfaites et trop étriquées, elles l’étaient sans doute, mais c’est le vieux PS qui a introduit cette procédure (quel autre parti en France ?) il y près de quinze ans et a contribué à ce qu’aujourd’hui tout le monde souhaite l’étendre.
Ne soyons d’ailleurs pas timorés : il s’agit bien de réformer en profondeur l’outil de l’engagement, de redonner la parole à celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent plus la prendre dans le débat public, de veiller à ce que toutes les catégories sociales soient mobilisées et aient l’envie d’y prendre part, d’inventer de nouvelles façons d’être citoyen et de faire de la politique (la politique autrement, ça devrait rappeler quelques souvenirs à certains).
Alors il faudra aller au bout, ne pas réserver la primaire à l’élection présidentielle et pour préparer les élections municipales et intercommunales de 2014, les candidats maires devront eux aussi être désignés par des primaires organisés dans les villes. Et pourquoi pas les députés, les futurs conseillers territoriaux, etc.
Je disais un peu plus haut étendre les primaires et non les inventer, car toutes celles et tous ceux qui enfourchent vigoureusement et à raison cet étendard, devraient les situer dans leur contexte historique, celui de l’évolution du PS comme celui de l’évolution des attentes et des pratiques dans la démocratie occidentale, plutôt que les présenter comme une sorte de brevet de survie du Parti socialiste.
Car si de survie il peut être parfois question, tant la valse permanente des égos peut lasser jusqu’au plus chevronné des militants ou au plus fidèle des électeurs, c’est le projet politique que portent les socialistes qui en décidera.
Je fais partie de ces militants démodés qui pensent qu’il revient au PS de redonner du sens au progrès social, en faisant en sorte que la génération actuelle pense à nouveau que la suivante vivra mieux qu’elle aujourd’hui. Ce qui redonnera crédibilité et force aux mots des socialistes, c’est lorsque nous ferons la démonstration qu’une fois revenue au pouvoir, une coalition de gauche aura pour seule obsession de remettre en marche l’ascenseur social, à travers l’éducation, l’entreprise, les services publics, pour que ceux qui se cognent inexorablement au plafond de verre social, ethnique ou territorial, retrouvent enfin l’espoir.
Militant démodé peut-être, mais prêt sans retenue à saborder les vieilles mécaniques pour en inventer d’autres, pour peu que le débat des outils ne prenne pas la place du débat des idées et du débat stratégique.


