Archives de septembre, 2009

Non au parking relais au coeur de la ville

26 septembre 2009 par admin
Je suis intervenu hier au conseil communautaire du Grand Nancy sur la ligne 2 de TCSP (transport en commun en site propre) et notamment contre le projet de parking relais en coeur de ville à Nancy.
“Monsieur le Président, Chers collègues,
Sur le tramway et la ligne 1, vous connaissez nos réserves et je ne veux pas en refaire ici l’historique.
Aujourd’hui, suite à notre vote favorable en juin dernier de la demande d’ouverture de l’enquête publique préalable à la Déclaration d’Utilité Publique et au moment de constituer le jury pour le futur marché de maîtrise d’œuvre, je voudrais faire deux séries de remarques et de propositions :
1) Sur le dossier de la future enquête publique
Nous manquons aujourd’hui cruellement d’informations sur les questions qui préoccupent réellement les grands Nancéiens :
- les choix plus précis du matériel qui sera affecté sur cette ligne : son coût de fonctionnement, sa capacité, sa compatibilité avec le matériel actuel ou futur de la ligne 1. Faudra-t-il construire, acheter tout un équipement de maintenance qui sera juxtaposé à celui de la ligne 1 ?
- la gêne des travaux : c’est-à-dire l’organisation du trafic pendant ces travaux, des livraisons et de l’accès aux nombreux commerces concernés,…
- l’incidence des sites propres sur la circulation générale
- le temps perdu aux ruptures de charge
et de manière générale les enseignements à tirer de l’exploitation de la ligne 1 dont la capacité est si faible qu’il a fallu créer une nouvelle ligne de bus parallèle (« la ligne Campus ») pour transporter les voyageurs ne pouvant pas monter aux heures de pointe.
2) Ma 2eme série de remarques ou d’interrogations concerne les aménagements inscrits dans la délibération qui nous est soumise aujourd’hui
les parkings relais d’abord
Lors de la concertation sur la ligne 2, le vice-président avait annoncé que le terminus provisoire serait au Champ-le-Boeuf et qu’il faudrait repenser le schéma de l’entrée ouest de l’agglomération dans sa globalité.
C’est une évidence mais permettez-moi de rappeler qu’en installant les parking-relais à l’extérieur des zones habitées de l’agglomération, nous éviterons d’y faire entrer la circulation automobile.
La délibération prévoit toujours un parc-relais sur la place Godefroy-de-Bouillon mais nous ferions mieux de parler franchement de « parking Godefroy de Bouillon », tant il est proche de la gare et du centre de Nancy : peut-on d’ailleurs parler sérieusement dans ce cas de parking relais ? Quant aux précisions sur « un aménagement paysager de grande qualité », je ne suis pas sûr qu’elles suffisent à rassurer les habitants du quartier et les Nancéiens.
Enfin, toutes les solutions alternatives à l’installation de ce parking ont elles été étudiées ? A l’heure du SCOT, les communes et intercommunalités voisines du Grand Nancy ont elles été concertées sur la localisation de ce parking relais aux portes de l’agglomération, près de la sortie autoroutière ?
Il n’est pas trop tard pour éviter cette mauvaise solution.
Je veux évoquer aussi la partie sud de la ligne et surtout le passage sur les avenues Maréchal de Tassigny et de Strasbourg.
Sur ces avenues, les riverains et les commerçants sont aussi inquiets de la future organisation des travaux et de l’aspect définitif de cet axe qui semble un peu laissé à l’abandon bien qu’il constitue une entrée de ville si riche en patrimoine historique, de l’église de Bonsecours jusqu’à la place des Vosges.
Outre la future organisation des travaux et la gestion des flux automobiles, j’aimerais avoir des précisions sur ce que vous entendez par « aménagements axial privilégiant le transport en commun et les 2-roues » ? S’agit-il d’une véritable piste cyclable ?
Enfin, et toujours concernant les avenues Strasbourg et de Lattre de Tassigny, nous souhaitons vous faire 3 propositions :
- une présentation le plus en amont possible de l’organisation future du stationnement :
le positionnement des places de livraison et des places de stationnement GIG-GIC (handicapés), le nombre exact des places de stationnement maintenues. Il faudrait aussi nous préciser si vous souhaitez étendre le stationnement payant sur l’ensemble des avenues
- des réflexions sur la mise en place d’un éclairage piéton.
Actuellement, ce sont surtout les voitures qui sont éclairées ; seule la mise en valeur des monuments permet aux piétons d’y voir clairement.
Sur des avenues commerçantes et très fréquentées par les étudiants et les personnes âgées, il serait judicieux de réfléchir à une amélioration de cet éclairage piétonnier, sans gêne pour les habitants et en trouvant des solutions écologiques intelligentes bien entendu.
- Notre 3eme proposition, c’est le développement de l’ « art dans la rue »
Nous souhaitons que le Grand Nancy puisse aménager cet espace public tout en faisant preuve d’imagination et que des artistes puissent être associés aux projets de réaménagement, que l’art contemporain puisse cohabiter avec la valorisation du patrimoine architectural du quartier. Cela pourrait se concrétiser par des statues, des totems, même éphémères, voire des compositions végétales originales, si nécessaires sur des espaces publics parfois très minéraux. Il est dommage de se contenter de l’habituel mobilier urbain JC Decaux !!
C’est pour cela, c’est-à-dire pour essayer que vous ne reproduisiez pas vos échecs de la ligne 1, que nous participerons au jury et que nous voterons donc, vous l’avez compris, favorablement ce projet de délibération en espérant pouvoir être écoutés au sein de ce jury.”

“A table pour le même prix”

9 septembre 2009 par admin

Article paru le mardi 8 septembre 2009 dans © L’Est Républicain (droits de reproduction et de diffusion réservés)

Responsable depuis 2006 de la restauration scolaire des collèges, le département met en place en 2010, une tarification unique. A prestation égale, les prix peuvent afficher 33 % d’écart.

A prestations égales, les cantines des collèges du département affichent des différences de prix tout à fait significatives. 348 euros pour le tarif le plus bas (forfait quatre jours) ; 463 euros pour le plus élevé, soit 33 % d’écart.
Cette réalité ne nuit pas à la fréquentation de la restauration collective, puisqu’en Meurthe-et-Moselle, à l’instar de la moyenne nationale, 60 % des collégiens y sont inscrits.
Mais cette criante disparité ne va pas sans heurter les exigences d’un service public qui se doit d’être égalitaire et accessible à tous.
A la prochaine rentrée, en 2010, les différences seront aplanies. C’est en tout cas l’objectif que se sont fixés Mathieu Klein, vice-président en charge du pôle éducation, et les services du conseil général responsables, depuis 2006, de la restauration des collèges.
« La tarification ne doit pas être une barrière. Chaque famille doit pouvoir inscrire son enfant et bénéficier de prix attractifs », estime l’élu.
En lien avec les services de la CAF et de l’INSEE, cette ambition se soldera par une sévère remise à plat des usages en vigueur.

La préférence aux filières locales

« Nous allons mettre en place trois tarifs départementaux attractifs et uniques, qui seront calculés sur la base des ressources des familles. » Cet effort financier notable de la part de la collectivité (qui prend déjà à sa charge le différentiel entre lc coût de production d’un repas et le prix facturé aux familles) s’accompagne d’une réflexion qualité. L’introduction régulière d’ingrédients biologiques est également à l’étude au même titre qu’un rapprochement avec les agriculteurs du département. « Le but étant, quand c’est possible, de favoriser les filières locales de production. »
Ce volet restauration, constitue l’un des trois piliers du plan « collèges au futur » adopté en 2007 par l’assemblée départementale.
Deuxième grande priorité : l’introduction du numérique. Il s’est concrétisé dès cette rentrée par la dotation d’une douzaine d’ordinateurs nouveaux pour les 72 collèges du département et l’équipement, à titre expérimental (généralisation en 2011), de manuels numériques et de tableaux interactifs dans une centaine de classes de 6e.

Le haut-débit pour tous

Le raccordement au réseau internet haut-débit départemental, actuellement en cours de chantier, sera par ailleurs effectif pour tous les établissements en 2010. « A la fin de cette année, 41 collèges du public comme du privé, y auront accès. »
Enfin, en lien avec la Région, les espaces numériques de travail, baptisés PLACE, plate-forme de dialogue, de communication et de travail accessible aux corps enseignant, aux parents et aux élèves doteront tous les collèges à l’horizon 2011.
« Un système analogue est en cours d’installation dans les lycées. Question de cohérence et d’efficacité pour que de la 6e à la terminale les élèves disposent des mêmes outils. »
Enfin dernier volet du plan « collège du futur » : une réflexion sur l’énergie. « une quarantaine d’établissements sont déjà labelisés eco-responsables. Il faut passer à la vitesse supérieure », poursuit Mathieu Klein.
Au risque de voir leurs habitudes bousculer, les collégiens seront invités dès cette année à penser et à agir dans le sens du développement durable : économie d’énergie, réflexion sur les déchets et sur les transports…
En 2009, le budget du conseil général en direction des collèges est de 28 millions d’euros. 10 millions en fonctionnement ; 10 millions en investissement auxquels s’ajoutent 8 millions supplémentaires, affectés au plan collèges du futur (3,5 millions), au programme de maintenance et d’entretien (3,5 millions) et à la demi-pension du collège de Briey, transformé en self (1 million).

Frédérique BRACONNOT

“2010, une année chargée”

6 septembre 2009 par admin
Entretien avec Frédérique Braconnot , paru le samedi 5 septembre 2009 dans © L’Est Républicain (droits de reproduction et de diffusion réservés)
Mathieu Klein, premier fédéral du PS de Meurthe-et-Moselle, fait sa rentrée politique aujourd’hui.

A la tête d’une fédération de 1.300 adhérents, le premier fédéral du PS 54, Mathieu Klein, convie ce midi, à la Cave du Faubourg, à Nancy, amis, sympathisants et militants autour d’un apéro. Une rentrée politique toute en convivialité, mais qui n’éludera pas les sujets sérieux.

- Vous rentrez de La Rochelle, où vous étiez accompagné d’une douzaine de délégués. Quel sentiment vous inspire les universités d’été du PS ?
- Comme la grande majorité des socialistes je me sens rassuré et enthousiaste. Martine Aubry a fait preuve de son leadership. Elle a clairement exprimé un projet, et pour le parti, et pour la société.
Une page s’est tournée. Le PS est en mesure de reprendre sa place dans le débat politique.

- L’instauration des primaires à la prochaine présidentielle n’est pas étrangère à cette apparente sérénité ?
- Elle a effectivement empêché que cette question ne devienne la question de la rentrée. Martine Aubry a eu le courage de remettre en cause notre façon de fonctionner. Les primaires sont un excellent outil pour renforcer la démocratie ; d’une part parce qu’elles donneront aux électeurs le moyen de choisir leur candidat ; d’autre part parce qu’elles leur permettront de s’associer à la rédaction du projet.

- C’est la raison pour laquelle vous préconisez la généralisation des primaires au scrutin municipal ?
- Absolument. Les Nancéiens ont besoin d’air et besoin de s’exprimer. J’entends défendre cette idée au sein de la fédération et avec nos partenaires du PC et des Verts dans les prochains mois. Il faut susciter l’appropriation du projet et une dynamique de renouvellement.

- On vous a attribué des ambitions législatives sur la circonscription de Jean-Yves Le Déaut. Qu’en est-il ?
- Nancéien je suis, Nancéien je reste. Cette idée relève de la pure fantaisie.

- Quels sont ou quels seront les prochains sujets de mobilisation des militants de Meurthe-et-Moselle ?

- Nous comptons fortement nous engager contre la privatisation de La Poste en participant le 3 octobre à la votation citoyenne en faveur d’un référendum sur le devenir de l’institution. La défense de l’éducation, autre service public malmené par le gouvernement Sarkozy, est également un sujet de préoccupation. 13.500 postes supprimés en 2009. A l’heure où les collectivités territoriales et notamment les conseils généraux s’engagent fortement pour maintenir des structures de qualité, cette décision est une aberration.

- Et l’assouplissement de la carte scolaire ? Toujours hostile ?
- D’autant plus hostile que mes craintes se sont confirmées. Cette mesure a eu pour effet d’accentuer les phénomènes de contournement de certains établissements au profit d’autres. En Meurthe-et-Moselle, 1.038 demandes de dérogations sortantes ont été octroyées pour 2009. Un chiffre en progression. Je plaide pour un retour à une véritable régulation des effectifs qui favorise la mixité sociale.

- Autre sujet qui fâche ?

- La réforme des collectivités locales, un jeu de dupe, ou plutôt une machine de guerre contre les collectivités de gauche. La perte du pouvoir fiscal, en l’occurrence la taxe professionnelle, n’est qu’une remise en cause de la capacité d’initiative et d’autonomie des collectivités. Elles n’auront plus d’autre choix que de devenir des agents de l’Etat. Je défends également l’idée que les élections des délégués intercommunaux doivent se faire au scrutin direct, et qu’une véritable péréquation entre l’Etat et les collectivités d’une part ; les collectivités les plus pauvres et les plus riches d’autre part, soit établie.

- Un mot sur les Régionales ?
- La fédération y mettra toutes ses forces. Elle fera des propositions précises à l’occasion de ses universités de rentrée à Neuves-Maisons le 12 septembre. Le 1er octobre, les militants se prononceront sur le projet de rénovation défendu par Martine Aubry et désigneront la tête de liste socialiste pour la Lorraine. J’accorde toute ma confiance et tout mon soutien à Jean-Pierre Masseret.